Comparer les trois filtres de Socrate et le Critère des 4 questions du Rotary International révèle une étonnante continuité éthique entre l’Antiquité et le monde contemporain.
Socrate proposait déjà une discipline de la parole fondée sur trois exigences simples : « Est-ce vrai ? Est-ce bon ? Est-ce utile ? »
Le Rotary reprend cette même logique en l’élargissant au champ de l’action: « Est-ce vrai ? Est-ce juste ? Est-ce source de bonne volonté et d’amitié ? Est-ce équitable et bénéfique pour chacun ? ».
La correspondance est frappante.
La vérité constitue le socle commun.
La bonté socratique trouve son prolongement dans la loyauté et la promotion de la bonne volonté.
Quant à l’utilité, elle devient la recherche d’un bénéfice partagé.
Dans les deux approches, la parole n’est jamais neutre : elle engage la responsabilité de celui qui la prononce.
À plus de vingt-quatre siècles d’écart, philosophie grecque et éthique rotarienne convergent vers une même ambition : améliorer durablement la qualité des relations humaines.