Il incarnait avant tout la droiture et la fidélité aux valeurs, le respect des principes et des règles qui forment la discipline rotarienne et donnent son efficacité à notre organisation mondiale. Son attention était permanente même s’il s’astreignait toujours à une certaine réserve.
Il avait été gouverneur de notre district, et le président de notre Club en son temps se souvient encore de son soutien et de sa solidarité parfaite avec nous.
Pierre concevait le Rotary comme une équipe, comme un corps aux membres solidaires et indissociables, entièrement tourné vers l’action. Il n’admettait pas la tiédeur ou l’équivoque.
Son opinion était toujours franche, droite et juste. Il n’aimait pas les circonvolutions et les nuances, mais appréciait l’humour en bon vivant de cette terre d’Ariège.
À la fin 2025, il avait éprouvé une immense joie et fierté de recevoir le « Paul Harris Fellow » aux trois rubis , la plus haute distinction rotarienne reconnaissant ses soixante ans de constant engagement à notre cause humanitaire.
Pierre était aussi un serviteur de l’État. Ingénieur des Eaux et Forêts, il était devenu directeur départemental de l’Agriculture de l’Aveyron. Parmi les nombreuses décisions qu’il avait prises, on se souvient de l’approvisionnement des villages du Larzac qui buvaient alors à la citerne et auxquels il avait donné l’eau courante en créant une station de pompage sur le Durzon.
Il était devenu directeur régional, et partant membre des Ordres nationaux de Midi-Pyrénées.
Pierre Auriac-Meilleur était un homme résolument engagé au service des autres et de son pays. Il avait exercé les mandats de Conseiller municipal et général en Ariège. Il avait combattu en Algérie comme officier. C’était un serviteur dépourvu de toute vanité. Il aimait la France et le Rotary.
Sa très grande droiture n’était pas sans beaucoup de pudeur. Il savait qu’il allait mourir et le dissimulait pour ne pas gêner ses amis. Alors que l’on devait le décorer du PHF en janvier ou février, il nous avait dit qu’il « serait absent à cette époque », sachant que cette absence serait vraisemblablement définitive.
Repose en paix cher Pierre , repose dans nos cœurs comme le dit Chateaubriand. Nous garderons toujours dans nos cœurs le souvenir d’un grand rotarien et d’un grand Français. Le souvenir d’un ami sincère.
« Les vieux soldats ne meurent jamais » (Mac Arthur)
Le Président
et les membres du Rotary Club de Toulouse
(Texte écrit par Maxime Maury, past président)